La naissance des claquettes

Evolution des claquettes

Les claquettes résultent de la fusion de deux cultures très différentes : les irlandais et les africains qui se sont rencontrés sur le continent américain à cause de l’immigration des uns et l’esclavagisme des autres. Les danseurs irlandais dansent  avec la plante des pieds de façon légère et très droite avec les bras le long du corps sur des airs de violons, alors que les africains dansent avec les pieds à plat et avec tout leur corps au rythme des tambours. Peu à peu, ces deux types de danse ce sont mutuellement influencées par imitation et parodie, ce qui a entraîné la naissance du Cake-Walk*.

 

Le Clog Dance

Au début du XIXe siècle, des irlandais sont venus en Amérique dans le but de fuir leur pays natal, sans oublier leur Clogs qui sont des sabots qui les protégeaient de l’humidité pendant leur travail. Pour pouvoir communiquer avec les Noirs qui travaillaient dans d’autres manufactures à proximité, ils dansaient avec leurs sabots.

 

Le Minstrel Show                                                                                                              

Ce spectacle de variété devint populaire vers 1840. Le principe était de se moquer des traditions supposées des Noirs en présentant des numéros dansés et chantés. Les danseurs blancs se maquiller en noir dans le but de les imiter le mieux possible. C’est ainsi qu’est né le premier style de danse américaine : le Softshoe, qui se dansait avec des chaussures de villes, contrairement au Clog Dance.

                                                                                    

 

On the Town et Top Hat présentent un numéro de Softshoe. Le premier par Gene Kelly sur la musique Walking Down Mainstreet, et le second par Fred Astair.

 

Le Vaudeville : music-hall américain                                                                              

En 1860, Tony Pastor décide de créer des spectacles accessibles à tous, contrairement à ceux qui étaient proposés jusqu’alors et qui ne touchaient qu’un public masculin. Il créa alors le Vaudeville. Ce nouveau spectacle consistait en une succession de numéros tous différents les uns des autres mais avec une majorité de danses sonores. Le succès fut total. Le Vaudeville engendra une compétition entre les danseurs qui devaient se surpasser à chaque nouveau numéro. Ainsi, chacun prenait chez les autres concurrents les pas qui impressionnaient les spectateurs. C’est pourquoi on retrouve des pas russes en claquettes : passages au sol, sauts par-dessus la jambe, ou encore une influence italienne avec les grands écarts par exemple.

 

Le Buck Dancing : danse en clogs inspirée du Softshoe et du Clog Dancing.                         

L’élément déterminant de cette danse est le Time-step qui intervenait dans les chorégraphies entre chaque pas spectaculaire, comme un refrain. La rapidité des frappes caractérise le Buck Dancing.

 

Le Rythm Buck                                                                                                                

 C’est une évolution du Buck Dancing due à l’arrivée du Ragtime qui propose des rythmes plus hachés et plus nuancés.

 

Le Step Dancing                                                                                                                   

 A la fin du XIXe siècle, On passe des costumes folkloriques à des costumes de ville. Les sabots se sont affinés pour devenir des Split Clogs qui sont des chaussures en cuir avec une semelle en bois. Mais ces chaussures s’usent très vite, alors dans les années 1920, on change le bois de la semelle en fer. C’est la naissance des Claquettes.

 

L’essor des claquettes                                                                                                       

En 1918, à New-York, on ouvrit la première école de claquettes où on enseignait le Clog Dance, le Softshoe, le Buck Dancing et la comédie musicale.          

Fred Astair et sa sœur Adèle ont fréquenté cette école.

 

Différents styles de claquettes                                                                                         

Chaque nouvelle musique entraîna un nouveau style de claquettes. Par exemple, en 1925, on voit apparaître le Tap-Charleston, après l’arrivée du Charleston.  A la fin des années 1920, les claquettes évoluent à nouveau vers le Rythm Tap qui revient à un tempo beaucoup plus lent ce qui permet aux danseurs de jouer avec le rythme.

 

Le déclin des claquettes                                                                                                      

 A la fin des années 1940, les claquettes passèrent de mode avec l’arrivée du Rock’N’Roll et la lassitude du public. Les festivals de jazz des années 1970 ont permis de redécouvrir cette danse qui fait aujourd’hui partie des styles de danses reconnus.

 

Les claquettes aujourd’hui                                                                                                  

Les claquettes se sont modernisées avec la troupe des Tap dogs, Gregory Hines ou encore Savion Glover. De plus, on constate que les claquettes irlandaises sont aussi revenues sur le devant de la scène avec le spectacle Riverdance de Michael Flatley.

 

*Cake Walk : parodie des Noirs d’une cérémonie des Blancs autour d’un gateau.

 

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